Les 5 meilleures manières de ne jamais arrêter de râler

septembre 08, 2016 0 commentaires

Comment arrêter de se plaindre ?


Savez-vous combien de fois par jour on râle ? D'après des études, entre 10 et 15 fois ! Certaines poussent même à dire jusqu'à 30 fois par jour. Et que près de 93% des gens avouent râler "très souvent". Faites-vous en partie ?

Je mentirais si je disais ne pas du tout en faire partie. Car il y a toujours des choses, même futiles, qui nous donnent envie de râler. Que cela soit le mauvais temps, une porte qui ne se ferme pas, des clés qui ont disparues ou l'ordinateur qui fait des siennes, il y a finalement toujours une bonne raison de râler. Pas vrai ?

Même si râler peut faire du bien sur le moment en laissant nos frustrations s'exprimer, cela peut aussi devenir une très mauvaise habitude. Et nous plomber le moral.

Oh bien sûr certains se disent que ce n'est pas bien grave. Seulement, cela finit par être fatigant... pour les autres comme pour nous ! Et tout ce festin quotidien de râleries finit par polluer notre vie entière. Parce que lorsqu'on râle, on croit punir les autres pour leurs négligences ou déverser nos frustrations sur des choses indépendantes de notre volonté mais au final, on se pénalise soi-même !

Si vous tenez à continuer dans cette voie ou que cela vous est égal de râler ou non, voici :

Les 5 meilleures manières de ne jamais arrêter de râler


1/ Pester sur tout ce qui ne va pas

Un dossier qui nous échappe des mains et qui tombe par terre et c'est le drame. Râleries s'en suivent car bien sûr, la faute revient au collègue qui a mis trop de documents dans le dossier et celui-ci ne se ferme plus. Dévalorisation également de soi "Quel con je suis ! J'ai vraiment de la m*** dans les pattes ou quoi ??".

En pestant sur la moindre chose qui nous contrarie, on plombe l'ambiance où que nous soyons en mettant mal à l'aise notre entourage. Et lorsqu'on râle tout seul, même si en apparence ça libère nos frustrations, il faut bien avouer que l'état intérieur dans lequel on se trouve n'est pas très agréable. On est tout sauf bien.

Il faut être capable de dépasser ça. Limiter le plus possible les râleries inutiles. Etre zen et plus cool car à quoi bon pester sur tout ce qui ne va pas ? Et en plus ça sert à quoi ? A rien finalement ! Le dossier est tombé par terre, et alors ? Est-ce la fin du monde pour autant ?

Autrefois, j'étais une râleuse professionnelle jusqu'au jour où quelqu'un m'a fait la remarque. Je crois que ce fut l'élément déclencheur qui m'a permis de changer. Depuis j'ai appris à me contenir.

Au début, cela demande une certaine maîtrise de soi mais ensuite, cela devient automatique. Aujourd'hui je râle beaucoup moins pour un oui ou pour un non. Je suis beaucoup plus calme intérieurement. Parfois je me dis "Tiens je n'ai pas râlé alors qu'avant pour la même chose, je l'aurais fait".

Selon Christine Lewicki, coach d’entreprise et auteur du livre "J'arrête de râler", ce qui compte, c'est notre aptitude à décider de vivre de manière sereine le moment présent, avec ses aléas. En redonnant au plaisir toute la place qu’il mérite et en s'octroyant des petits moments de bonheur, on aura moins l’occasion de nous appesantir sur ce qui ne va pas.

2/ Répéter continuellement ses râleries réflexes

Les râleries réflexes, ce sont ces plaintes automatiques qui reviennent sans cesse dans notre bouche à la manière d'un disque rayé. Des plaintes qui sont devenues une vraie habitude et dont on ne se rend même plus compte. Généralement, on en a une prédominante, une qui se déclenche pour un rien.

Par exemple :

- Je suis fatigué
- Ca me saoûle
- Putain
- Ca m'énerve
- J'en ai marre

Christine Lewicki nous explique que sa râlerie réflexe était "C’est vraiment le bazar ici !". Et elle a découvert que ce qui la faisait râler, ce n'était pas tant le désordre, mais le manque de coopération familiale dans le sens où si elle ne rangeait pas, personne ne le ferait à sa place.

Elle nous conseille donc de commencer par identifier notre râlerie réflexe, celle qu'on répète tous les jours et qui revient à tous les coups.

Une fois celle-ci identifiée, il faudra dans un premier temps se concentrer pour ne plus la répéter. Et dans un deuxième temps, il faudra comprendre ce qui se cache derrière cette expression pour pouvoir complètement la supprimer de notre vocabulaire.

3/ Exagérer et dramatiser la situation

A chaque fois que l'on râle, on a souvent tendance à exagérer ou à dramatiser la situation. Or bien souvent, on se fait une mauvaise interprétation des faits.

Exemple :

Le voisin avec qui on n'entretient pas spécialement des rapports harmonieux, passe son temps depuis quelques jours à faire du marteau-pique dans son salon. En dehors du fait que son vacarme nous fait râler, on va jusqu'à imaginer des scénarios rocambolesques : "Je suis sûr qu'il le fait pour m'emmerder".

Ah oui ? Mais qui dit qu'il le fait réellement pour nous emmerder ? Il a peut-être tout simplement envie de réaménager son salon, et pour ce faire, quelques travaux sont nécessaires. Et au vu des relations qui nous animent, il n'a pas jugé bon de nous avertir qu'il ferait du bruit. C'est vrai quoi, il ne va pas non plus s'arrêter de vivre pour autant !

D'après Christine Lewicki, il faut donc cesser d'exagérer des situations en prenant conscience à quel point nos émotions, nos frustrations et nos doutes entrent en ligne de compte.

En effet lorsqu'une situation est problématique, au lieu de râler posons-nous plutôt des questions telles que :

- Est-ce vraiment nécessaire que je me rende malade pour si peu ?
- En quoi est-ce que cette situation m'affecte ?
- Que puis-je faire concrètement pour ne plus y prêter attention ?

A condition de s'en rendre compte car l'individu, quand il râle pour tout et n'importe quoi, c'est tellement ancré en lui que toute remise en question est difficilement envisageable.

4/ Se focaliser sur sa petite personne

Ah ça, c'est vraiment le Number One lorsqu'on râle, c'est bien de se préoccuper uniquement de sa petite personne. Se poser en victime en râlant pour attirer l'attention des autres, pour créer des liens avec les autres autour de ses malheurs...

Il est d'ailleurs bien connu qu'on brise souvent le silence en parlant de ce qui ne va pas (les embouteillages du matin, le mauvais temps, la crise économique...), et jamais de ce qui peut remplir de joie l’existence. Je me trompe ?

Et si au lieu de râler, nous utilisions plutôt nos talents pour les mettre au service des autres ? Quel est le rapport direz-vous ? Le rapport selon Christine Lewicki est que "Lorsqu'on rend la vie d’autrui meilleure, on perd toute raison de râler, car on se sent utile".

Le don de soi peut en effet radicalement changer le quotidien. D'accord... mais comment faire pour arrêter de râler quand tout le monde le fait également autour de nous ?

L'idée serait d’essayer d’opérer un changement en soi qu’on aimerait voir chez les autres. Les autres rouspètent c'est un fait. Pourquoi ne pas alors leur faire part de notre propre démarche et leur demander de nous soutenir dans cette épreuve ?

Cette idée ingénieuse pourrait leur donner envie à leur tour de changer. En montrant l'exemple, certains verront que nous sommes capable d’arrêter de râler. Cela les inspirera très certainement à en faire de même !

5/ Rester dans son coin et ne pas demander d'aide

Au lieu de râler sur des choses qui ne fonctionnent pas (ex : le lave-vaisselle) et qu'on tient absolument à réparer nous-même, il faut demander l'aide de l'extérieur. Rester dans son coin est la pire des choses à faire car on ne peut pas toujours faire face à toutes les situations.

Téléphoner aux amis pour leur demander conseil, chercher des solutions sur internet ou demander l'avis de son conjoint sont autant d'attitudes qui permettent d'avancer de manière constructive et éviter toute râlerie inutile. C'est une manière d'affirmer nos besoins tout en étant ouvert à la négociation.

En effet, faire une demande précise, ce n’est pas donner un ordre. Et il est toujours "plus agréable d’inciter les autres à nous aider plutôt que d’essayer de les forcer", rappelle Christine Lewicki.

Arrêter de râler = reprendre sa vie en main


Pour l’auteur du livre "J'arrête de râler", stopper les râleries n'est autre que se mettre dans une situation génératrice de changement et reprendre sa vie en main.

Il est nullement question d’accepter tout ce qui ne va pas mais plutôt de changer son attitude face à une situation stressante en étant capable d'identifier les choses qui nous énervent profondément. Ainsi que se demander ce que l’on peut faire par rapport à ça.

Bien entendu, râler dans sa tête est permis car il est impossible d'empêcher une pensée négative de surgir dans notre tête. Le fait est que tant qu'on n'exprime pas ses râleries avec ses propres mots, on ne les ancre pas dans la réalité.

En effet, quand on formule verbalement ses plaintes, on finit toujours par croire ce qu’on dit. Ce qui peut avoir des conséquences sur la manière dont les gens autour de nous interagissent avec nous.

Alors, êtes-vous prêt à relever le défi d'arrêter de râler ou voulez-vous d'abord lire le livre de Christine Lewicki avant de vous lancer ?

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